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Le navigateur britannique Alex Thomson se retire de la course au large pour se consacrer à la nouvelle génération
Le navigateur britannique Alex Thomson a annoncé ce lundi qu'il ne participerait pas en tant que skipper au prochain Vendée Globe en 2024, la course autour du monde en solitaire et sans escale. Il n'exclut cependant pas de reprendre la compétition en 2028. Alex Thomson a pris part au circuit IMOCA pendant 19 ans en participant à cinq Vendée Globe consécutifs, durant lesquels il a glané deux podiums et établi plusieurs records du monde.

"J'ai eu le privilège de participer à des courses en IMOCA 60 pendant près de 20 ans. J'adore ce sport mais il est temps pour moi de passer plus de temps à terre auprès de ma famille. Ma femme Kate a élevé seule nos enfants ces dix dernières années pendant que je poursuivais mon rêve. Je souhaite maintenant épauler Kate et lui donner la même liberté qu'elle m'a offerte. Cela ne signifie pas que je prends ma retraite mais que je change de rôle et que je passerai davantage de temps à terre plutôt qu'en mer."

"En plus d'être skipper, j'ai toujours pensé que mon rôle était d'être ambassadeur de notre sport, de raconter son histoire à un public international. Au cours des 20 dernières années, nous avons navigué aux quatre coins du monde, de la Russie au Mexique, au Canada, en Australie et à Taïwan, et même sur le fleuve Yangtze jusqu'à Shanghai, en Chine ! Il y a une communauté importante de fans dans le monde qui suit et aime le Vendée Globe. Je veux continuer à promouvoir ce sport, à raconter son histoire et à partager mes connaissances et mon expérience, mais en mettant l'accent désormais sur la nouvelle génération." déclare Alex Thomson.

Alex Thomson et son équipe 5 West Ltd continueront à évoluer ensemble. "L'objectif a toujours été de gagner le Vendée Globe. Cela reste pour moi le défi sportif mondial le plus difficile à relever à ce jour et nous n'avons toujours par atteint cet objectif. C'est le début d'un nouveau chapitre, avec un nouveau navigateur - ou une nouvelle navigatrice - à qui nous fournirons tous les outils, les connaissances, l'expérience et l'environnement pour gagner."

Au cours des 20 années qui se sont écoulées depuis l'arrivée d'Alex Thomson en IMOCA 60, le milieu de la course au large a considérablement changé ; les voiliers ont évolué pour repousser les limites de la technologie et de l'innovation, à l'instar de la Formule 1. Alex et son équipe ont également évolué avec ce sport, tant sur l'eau qu'à terre. En plus d'attirer un public international avec des exploits retentissants comme le "Mastwalk" et le "Skywalk", l'équipe d'Alex Thomson a mis au point certains des IMOCA les plus révolutionnaires de ces dix dernières années.

Ross Daniel, le directeur technique d'Alex depuis 20 ans, a déclaré : "Après 8 campagnes de course autour du monde, nous avons énormément appris. Nous avons conçu et construit certains des bateaux les plus innovants de la classe et notre voilier de 2016 était considéré comme le bateau de référence de sa génération. Nous allons continuer à tirer profit de notre expérience dans la conception et la construction de bateaux afin de mener de nouvelles campagnes avec succès. J'attends avec impatience la prochaine campagne qui nous mènera au départ du Vendée Globe en 2024."

Revenant sur sa carrière de compétiteur, Alex Thomson a déclaré : "Il est évident que rien de ce que nous avons réalisé n'aurait été possible sans nos partenaires et je suis éternellement reconnaissant envers HUGO BOSS pour le soutien et la loyauté dont ils ont fait preuve à mon égard. Ensemble, nous avons inspiré des personnes dans le monde entier pendant 18 ans. Nous sommes devenus une marque référente dans le domaine de la voile. Je suis aussi très reconnaissant d'avoir travaillé si étroitement avec l'équipe de HUGO BOSS, aux côtés de tant de personnes créatives et inspirantes, dont beaucoup resteront des amis de toujours."

Il y a quatre ans, Alex Thomson a également été rejoint par un nouveau partenaire technologique, Nokia Bell Labs, qui a concentré son attention sur les performances du bateau et d'Alex lui-même. Pour la dernière campagne du Vendée Globe, Nokia Bell Labs a créé "The Hub" : un tableau de bord permettant aux internautes de suivre en direct les données d'Alex lorsqu'il changeait notamment ses voiles, effectuait des réparations, se préparait à manger ou encore dormait. La plateforme a offert aux fans une nouvelle approche de la voile de compétition, montrant ce qu'est réellement la vie à bord. "Avec Nokia Bell Labs à nos côtés, nous avons tellement appris sur la façon de tirer le meilleur du bateau et du skipper. Et encore, nous n'avons vraiment fait qu'effleurer le champ des possibilités", a déclaré Thomson.

"Je tiens à remercier chaleureusement tous ceux qui ont participé à ce voyage jusque lors. À mon équipe, passée et présente, merci pour l'engagement et la confiance que vous m'avez témoignés. À tous nos partenaires et fournisseurs pour leur soutien, et bien sûr à nos fidèles supporters. Le plus grand des remerciements va bien sûr à ma femme Kate qui a toujours été à mes côtés à chaque étape du chemin." conclut Alex Thomson.
Rédigé par Les Sables d'Olonne Info le Samedi 30 Octobre 2021 à 04:46 Facebook Twitter LinkedIn Google Viadeo Pinterest
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L'élite de la Course au Large au départ de la Vendée Arctique - Les Sables d'Olonne pour un parcours exigeant de 3 500 milles !
La SAEM Vendée, société organisatrice du Vendée Globe, va également organiser la « Vendée Arctique - Les Sables d’Olonne », 1ère étape qualificative pour le Vendée Globe 2024
La « Vendée Arctique Les Sables-d’Olonne » partira de port Olona le 12 juin 2022
Course inaugurée en juillet 2020 par la Classe IMOCA, la « Vendée Arctique - Les Sables d’Olonne », première mouture, a permis d’offrir une dernière course de fiabilisation des IMOCA qui s’est révélée fort utile pour la flotte avant le Vendée Globe.

Bien qu’ayant dû se dérouler à huis clos, cette course en solitaire et sans escale, traversant les systèmes météo dans les mers houleuses du grand Nord, a séduit les marins du Vendée Globe.

En accord avec la Classe IMOCA et avec le soutien du Département de la Vendée et de la ville des Sables d’Olonne, la SAEM Vendée, société organisatrice du Vendée Globe, a repris à son compte l’organisation de cette course qui partira de port Olona le 12 juin 2022 ; elle sera la première étape qualificative pour le Vendée Globe 2024.

Les skippers s’élanceront depuis le ponton du Vendée Globe, traverseront le mythique Chenal pour prendre le Départ au large des Sables d’Olonne. Ils s’élanceront en direction du Cercle Polaire-Arctique, contourneront l’Islande, avant de revenir aux Sables d’Olonne, et boucler les quelques 3 500 milles nautiques d’une aventure extrême au parcours à la fois innovant et exigeant.

Un nouveau format de course innovant, plus extrême et engagé sportivement, mais également l’occasion pour l’organisation de créer un véritable rendez-vous festif et populaire.

Un village sera installé sur l’esplanade du Vendée Globe avec des animations pendant les 2 semaines de course, jusqu’aux arrivées.

L’événement débutera le vendredi 10 juin 2022 avec une parade des skippers du Vendée Globe, initialement prévue le 25 septembre prochain.
Rédigé par Les Sables d'Olonne Info le Mardi 21 Septembre 2021 à 08:02 Facebook Twitter LinkedIn Google Viadeo Pinterest
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Jean-Luc Van Den Heede a passé la ligne d'arrivée hier aux Sables d'Olonne après 211 jours 23 heures, 12 minutes et 19 secondes.
« Je suis content d’en avoir fini… » Pas une once de regret dans les mots de Jean-Luc Van Den Heede sur le fait de quitter son bateau et retrouver le plancher des vaches. Car ce Golden Globe Race a été un long voyage en solitude. Pour son sixième tour du monde, le navigateur sablais a démontré que la course au large en solitaire est aussi une affaire de mental.

A 73 ans, Jean-Luc Van Den Heede a le sens du panache. C’est sous spi qu’il s’est présenté sur la ligne d’arrivée où l’attendaient ses proches, de même que l’équipe d’organisation, le Maire des Sables et Président de l'Agglomération Yannick Moreau, ainsi que Sir Robin Knox-Johnston le vainqueur du premier Globe Challenge, 50 ans plus tôt.
De son tour du monde, VDH gardera un sentiment double : « Je n’ai jamais eu de sentiment d’ennui. En naviguant à l’ancienne, on a beaucoup de choses à faire, des journées très chargées. Il faut s’occuper de la navigation, de la météo, tout en sachant que l’on subit les éléments. Nos bateaux n’ont pas la vitesse suffisante pour aller contourner les dépressions les plus dangereuses, il faut être patient, bien vérifier constamment le matériel. En revanche, le déroulement de cette course s’est révélé vraiment étrange : nous étions six concurrents sur des Rustler 36 et j’avais donc imaginé une véritable régate monotype à venir. Au final, ça ne s’est pas vraiment passé comme je l’imaginais. Avec Mark et Philippe (Péché), on s’est bien battu jusqu’à entrer dans l’Atlantique Sud. Mark a choisi une option radicale qui l’a éloigné de la route… Ensuite Philippe a été contraint à l’abandon. Ce qui fait que j’ai traversé l’Indien puis le Pacifique totalement seul. »
Il y eut ensuite la remontée de l’Atlantique sur un bateau au gréement fragilisé par un chavirage en plein Pacifique. Une épreuve plus mentale que physique : « Je savais que je n’avais pas le droit de trop tirer sur le bateau sous peine de démâtage. » Malgré ce handicap et un dernier coup de vent dans le golfe de Gascogne, le marin est paru étonnamment frais et dispo à l’heure d’aborder le ponton du Vendée Globe.

Un accueil d'exception

Pour sa quatrième remontée du chenal des Sables d’Olonne, VDH a retrouvé la foule des grands jours, preuve de l’attachement des Sablais à l’exploit sportif, mais aussi à la personnalité d’un marin hors norme. Malgré la pluie et le mauvais temps, ils étaient plusieurs milliers à se presser sur les quais pour accompagner le marin jusqu’à son ponton à Port Olona. Il a pu retrouver sur les quais Sir Robin Knox-Johnston qui dès son arrivée est monté à bord pour une longue accolade qui valait mieux que de longs discours.
C’est enfin lors de la conférence de presse que Jean-Luc Van Den Heede a pu apprendre de la bouche de Yannick Moreau, Maire des Sables d’Olonne et Président de l'Agglomération, que d’ici quelques jours, il allait être nommé citoyen d’honneur de la Ville. Une belle reconnaissance pour celui qui a fait du port vendéen sa patrie d’adoption depuis plus de vingt ans.
Place maintenant au repos pour le navigateur qui va pouvoir retrouver un peu d’intimité auprès de ses proches. D’ici quarante-huit heures, le port des Sables d’Olonne se mobilisera de nouveau pour accueillir Marck Slats, le dauphin de Jean-Luc. Nul doute, que de nouveau la fête sera belle…
Rédigé par Les Sables d'Olonne Info le Mercredi 30 Janvier 2019 à 09:39 Facebook Twitter LinkedIn Google Viadeo Pinterest
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Golden Globe Race  :  VDH est attendu mardi 29 janvier en matinée et  Mark Slats  mercredi 30
Décidément, rien ne sera épargné aux leaders de la Golden Globe Race. Jean-Luc Van Den Heede, à l’orée du golfe de Gascogne, a dû subir de longues heures de calme blanc dans la journée de vendredi avant de devoir affronter pour ses derniers milles une tempête particulièrement musclée. Son arrivée est maintenant prévue pour mardi en matinée.

On a pu craindre le pire. Vendredi en début d’après-midi, Jean-Luc Van Den Heede était pointé à un petit nœud de vitesse, et ce, plusieurs heures durant. Compte-tenu de son gréement fragilisé, on pouvait imaginer une avarie majeure jusqu’à ce que l’information finisse par tomber : le navigateur sablais était tombé dans un trou de vent, une petite bulle anticyclonique qui le laissait voiles battantes au large de la péninsule ibérique. Paradoxe ultime d’être scotché, alors que se profile une dépression particulièrement virulente qui promet de rendre les derniers milles de course très inconfortables.
Heureusement, VDH en a vu d’autres. Mais, dans la journée de dimanche, il va devoir composer avec des vents moyens supérieurs à 40 nœuds, des rafales à plus de 50 nœuds et surtout une mer formée et des creux de plus de huit mètres. Jean-Luc Van Den Heede est déjà en train d’anticiper le mauvais temps à venir en infléchissant sa route vers le nord, de manière à pouvoir affronter les vents de nord-ouest annoncés aux allures portantes.

Sir Robin

Entre calmes et tempête, les dernières estimations de la direction de course donnent, ce samedi midi, une arrivée estimée aux alentours de 10 heures mardi 29 janvier. D’autant que le vent devrait mollir à nouveau brusquement derrière le passage de la dépression.
Marck Slats ne devrait pas être affecté, quant à lui, par le passage de cette dépression. Le navigateur néerlandais devrait bénéficier d’une route beaucoup plus tranquille pour ses derniers milles vers le port vendéen où il est attendu dans la journée du mercredi 30.
Aux Sables d’Olonne, on se mobilise pour que la fête soit belle. D’ores et déjà, les Sablais s’organisent pour garnir les quais qui bordent le chenal d’entrée et proposer un accueil digne de ce nom à celui qui, par trois fois déjà, a pu remonter le chemin d’honneur qui mène au ponton du Vendée Globe (lors de ses deux Vendée Globe terminés sur le podium, ainsi qu’à l’issue de son record du Tour du Monde d’est en ouest contre les vents dominants).
Au ponton, il se murmure que la légende du Golden Globe Challenge, Sir Robin Knox-Johnston en personne, sera là pour accueillir celui qui, 50 ans plus tard, a su relever le flambeau de cet exploit hors normes. Une passation de pouvoir, mais aussi la reconnaissance du lien qui rattache ces marins faits d’un drôle de bois.
Rédigé par Les Sables d'Olonne Info le Lundi 28 Janvier 2019 à 07:55 Facebook Twitter LinkedIn Google Viadeo Pinterest
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La Golden Globe Race s’apprête à rendre son verdict, le premier concurrent attendu vers la fin du mois de janvier, une issue encore incertaine


Les Sables d'Olonne – Vendée (France), un centre mondial pour la voile en solitaire Crédit Photo Les Sables d'Olonne
Les Sables d'Olonne – Vendée (France), un centre mondial pour la voile en solitaire Crédit Photo Les Sables d'Olonne
Partis le 1erjuillet des Sables d’Olonne, les premiers solitaires de la Golden Globe Race devraient embouquer le chenal des Sables d'Olonne aux alentours du 27 janvier, près de sept mois après avoir entamé cette aventure hors norme. Aux Sables d'Olonne, la ville et l'agglomération se mobilisent pour les accueillir comme il se doit.

Qui, de Jean-Luc Van Den Heede ou de Mark Slats franchira en vainqueur la ligne d’arrivée devant la bouée Nouch Sud, terme de tous les tours du monde en solitaire devant le port vendéen ? En tête, l’inoxydable VDH tient toujours la corde malgré un gréement fragilisé qui l’oblige à ménager sa monture et des conditions météo qui tendent à favoriser un retour de Mark Slats. Néanmoins, l’écart entre les deux solitaires est encore de 300 milles, soit environ deux jours de navigation.

Déjouer les pièges météo

Pour autant, la route est encore semée de chausse-trappes jusqu’à l’arrivée. Aux prises avec un alizé plutôt faiblard, les deux leaders devront ensuite contourner l’anticyclone des Açores avant de rejoindre les régimes dépressionnaires qui balaient le plus souvent le golfe de Gascogne à cette saison. Après sept mois de mer, les hommes comme les bateaux sont fatigués et la moindre erreur peut peser dans le résultat final. Comme le dit le dicton : « Tant que la ligne d’arrivée n’est pas franchie… »

Un engouement croissant

Aux Sables d’Olonne, on s’apprête à recevoir dignement les premiers concurrents qui en finiront avec sept mois de solitude où ils ont dû apprendre à ne compter que sur eux-mêmes, à réparer avec les moyens du bord, à retrouver le sens originel des premières navigations autour du monde, quand il fallait composer avec les éléments et savoir lire la météo dans le ciel.

Pour le public sablais, une victoire de Jean-Luc Van Den Heede serait un juste retour des choses, eu égard à son investissement pour que la course puisse partir du port vendéen. L’ancien professeur de mathématiques est en effet devenu ici, au fil des ans, une figure emblématique. Au-delà du caractère inédit de l’épreuve, sa participation a pesé dans l’engouement d’un public venu de plus en plus nombreux participer à l’événement. Il n’est pas besoin de savoir lire dans une boule de cristal pour prédire que la remontée du chenal des Sables d’Olonne sera à la hauteur de l’arrivée de certains concurrents du Vendée Globe. Entre les deux courses, il existe une filiation évidente. Nul doute que le public saura le démontrer en réservant l’accueil qu’ils méritent aux deux premiers de la Golden Globe Race.

Déclaration de Yannick Moreau, Président Les Sables d’Olonne Agglomération et Maire des Sables d’Olonne :

« C’est un authentique exploit qu’une poignée de skippers va réussir dans quelques jours : boucler la Golden Globe Race, ce tour du monde en solitaire sans assistance et sans technologie, dans les conditions identiques à la 1ère édition de 1968-1969. C’est un double exploit car le record de 312 jours détenu par Sir Robin Knox-Johnston sera également battu.
En juillet 2018, un grand hebdomadaire français titrait : Une Golden Globe autour du monde pour « ceux qui osent ». Jean Luc Van den Heede et Mark Slats ont osé tenter cette aventure humaine exceptionnelle et nous promettent un final remarquable. La remontée vers les Sables d’Olonne offre un véritable suspense au gré des conditions météo rencontrées par les deux concurrents. Qui de VDH ou de Mark Slats franchira, le premier, la ligne d’arrivée ? Nul ne peut le prédire aujourd’hui. Mais je suis convaincu que les Sablais leur réserveront un accueil chaleureux digne des arrivées du Vendée Globe».


Pour suivre les skippers au jour le jour : Livetracker - Golden Globe Race

Pour plus de détails: www.goldengloberace.com
Rédigé par Les Sables d'Olonne Info le Samedi 12 Janvier 2019 à 07:17 Facebook Twitter LinkedIn Google Viadeo Pinterest
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Alors qu’il est en qualif’ hors course, au large de la pointe de Penmarch’, le skipper du Mini 6.50 #880 est rattrapé par une dépression. Pendant plus de 12 heures, il va subir des vents jusqu’à 50 nœuds et des vagues de plus de 4 mètres. Il « prend la fuite » (se met dos au vague et dos au vent) mais va se faire rouler par une vague, démâtera avant d’être secouru par la Marine Nationale.


Démâtage et hélitreuillage pour le skipper Sablais Jean-Baptiste TERNON
Parti le 1er Octobre 2018 de Lorient, Jean-Baptiste se lance dans sa qualification hors-course. C’est une boucle de 1000 milles qui enroule une bouée nommée Conningbeg au Sud-Est de l’Irlande, descend jusqu’au plateau de Rochebonne au large de La Rochelle, contourne l’ile de Ré et revient à son point de départ. Chaque prétendant à la Mini-Transat doit effectuer ce parcours quand il le souhaite pour se qualifier.

Tout c’est bien passé jusqu’en Irlande, il passe la Conningbeg après 70 heures de mer et entame sa longue descente vers le sud. Vendredi 5 Octobre, alors qu’il est au large des Scilly, il capte un bulletin météo annonçant un avis de grand-frais (force 8). Le vent monte alors jusqu’à 50 nœuds (env. 100 km/h). En bon marin, le skipper affale le maximum de toile. Il arise sa grand-voile jusqu’au 3ème ris et range le solent (voile d’avant), puis met son bateau en « fuite » (dos aux vagues, dos au vent). Pendant plus de 12 heures, il va affronter la tempête, le vent et les vagues qui déferlent. Tout se passe bien jusqu’au samedi 6 14:00 UTC. Le bateau se fait rouler par une vague et chavire. Le skipper est projeté au plafond avec l’ensemble du matériel présent à bord. Le mât est sous l’eau, mais la quille fait son travail et redresse le bateau. La chevauché infernale peut reprendre. Mais à 19:00 UTC, le scénario se répète. De nouveau le bateau est emporté par une déferlante et se retourne. Sauf que cette fois-ci le mât ne reviendra pas. Il se brise et reste dans l’eau.

Le skipper va devoir libérer le mât et demander assistance. Il sera hélitreuillé à bord d’un hélicoptère Caïman de la Marine Nationale et transporté jusqu’à l’hôpital de la Cavale-Blanche à Brest.

Le fait divers a été repris dans de nombreux journaux locaux et le skipper a livré un récit complet de cette aventure au travers de deux articles poignants publiés dans le média Bateaux.com.

https://www.bateaux.com/article/29197/demate-j-ai-helitreuille-pleine-tempete
https://www.bateaux.com/article/29196/femme-de-marin-l-angoisse-de-l-accident-mer-vecu-terre
Rédigé par Les Sables d'Olonne Info le Mercredi 17 Octobre 2018 à 16:36 Facebook Twitter LinkedIn Google Viadeo Pinterest
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Après le benjamin hier, le doyen aujourd'hui ! Elle était belle cette arrivée de Rich Wilson ce midi aux Sables d'Olonne, quand le skipper de Great American IV a pris la 13e place du Vendée Globe, à 13h50, puis embouqué le fameux chenal des Sables d'Olonne. Il ne reste plus que cinq marins en mer ce soir et trois arrivées devraient s'enchaîner cette semaine : celles de Didac Costa, Romain Attanasio et Conrad Colman.


Rich Wilson, la classe américaine
Un Suisse hier, un Américain aujourd'hui, un Espagnol demain ou jeudi, un Français vendredi, un Néo-Zélandais ce week-end : la semaine est très internationale aux Sables d'Olonne ! Le public n'a pas manqué l'occasion de venir y saluer ce midi le très classe Rich Wilson, revenu des limbes à bord de son fidèle Great American IV. A 66 ans, Rich Wilson est le marin le plus âgé à avoir bouclé le Vendée Globe après 107 jours et 48 minutes de course. Un exploit que le vétéran américain réalise pour la deuxième fois en améliorant son chrono personnel d'exactement quatorze jours. En 2008-2009, il avait bouclé en effet son premier Vendée Globe en 121 jours. Une de ses déclarations au ponton est venue confirmer une évidence, mais cela va toujours mieux en le disant : « chaque marin qui réussit à terminer le Vendée Globe est un vainqueur ». On a aimé aussi le voir surnommer Alan Roura et Eric Belion, venus l'accueillir, « mes frères du Sud »… ou encore rappeler l'extrême solitude de ces marins-là : « c'est fou, entre le Brésil à l'aller et le Brésil au retour, je n'ai aperçu qu'un seul cargo. Un seul ! » Chapeau bas, monsieur Wilson.

Cinq skippers encore en mer

Pendant ce temps-là en mer, les conditions sont plutôt bonnes pour quatre des cinq marins qui restent en course ce soir. Même le dernier, Sébastien Destremau, qui peinait à faire repartir son TechnoFirst-faceOcean encalminé au grand large du Brésil, a retrouvé un peu du vent. Enfin, il peut de nouveau progresser vers le but à une vitesse honorable, retrouvée seulement dans la matinée : 9 noeuds efficaces, au bon cap. Cela doit faire beaucoup de bien à son moral, qu'on sentait en berne hier midi. D'ici ce soir, Sébastien sera à moins de 3000 milles des Sables d'Olonne. Et s'il devra à la fois économiser sa nourriture et surveiller une dépression en formation sur sa trajectoire, être de nouveau en route après un arrêt buffet de près de quatre jours est un réel soulagement. Tout va bien aussi pour le Néerlandais Pieter Heerema (No Way Back, 17e) qui s'approche des Açores à 10 nœuds de moyenne et entame le tour de l'anticyclone… ce même tour que sont en train de terminer Didac Costa et Romain Attanasio, dans de bonnes conditions de vent portant.

Didac Costa attendu jeudi

Didac Costa n'est plus qu'à 318 milles de l'arrivée au pointage de 15h. Au classement, il devrait gagner une place d'ici ce soir en récupérant la 14e place de Conrad Colman. Le skipper de One Planet One Ocean pourrait arriver jeudi matin et il se murmure que ses confrères sapeurs pompiers des Sables d'Olonne (c'est le métier de Didac, à Barcelone) lui réservent un accueil spectaculaire. Pour l'heure, le Catalan poursuit son approche des côtes françaises au vent de travers dans un régime d'Ouest, environ 180 milles au large de la baie d'Audierne. Romain Attanasio, lui, devra patienter un peu plus avant de goûter à la joie des retrouvailles qui devraient intervenir vendredi matin pour lui. Le skipper de Famille Mary-Etamine du Lys tente de « couper le fromage » en montant moins au Nord que Didac Costa dans le contournement de la zone de hautes pressions. La route est plus courte, certes, mais si le vent mollit il devra probablement opter lui aussi pour une trajectoire en escalier, à l'image de ce qu'a fait l'Espagnol. Rappelons que Romain n'a plus que des pâtes à manger depuis quelques jours… et qu'il a hâte de boucler son premier Vendée Globe !

Reste le cas, évidemment très particulier, du Néo-Zélandais Conrad Colman à bord de son Foresight Natural Energy. Il navigue sous gréement de fortune, après avoir perdu son mât il y a déjà onze jours, le 10 février. Cet après-midi, Conrad navigue à 4 nœuds dans le golfe de Gascogne, à une vingtaine de milles des côtes espagnoles et 293 milles de l'arrivée. Mais pour l'instant le vent le contraint à tirer des bords forcément peu efficaces avec son bateau handicapé. Mais Conrad veut absolument terminer et se bat pour ça. Il sait qu'il a encore 36 à 40 heures difficiles à négocier avant que le vent ne bascule à l'Ouest et devienne donc favorable. Le Néo-Zélandais espère toujours arriver le week-end prochain aux Sables d'Olonne, ce qui le classerait probablement 16e du Vendée Globe. La 14e place en effet ne peut plus échapper à Didac Costa et la 15e devrait revenir à Romain Attanasio. Peu importe, d'autant que ce qu'aura à raconter le skipper Kiwi vaudra son pesant d'or, après les multiples et incroyables aventures qui ont jalonné son tour du monde.
Rédigé par Les Sables d'Olonne Info le Mardi 21 Février 2017 à 18:25 Facebook Twitter LinkedIn Google Viadeo Pinterest
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