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Les petits plus



C’était l’ambiance des grands jours sur les pontons de Port Olona. Même dans de belles conditions, le départ d’une course en solitaire est toujours chargé d’émotion. Pour les trois-quarts de la flotte, cette quatrième édition de Les Sables – Les Açores – Les Sables s’apparente à un parcours initiatique et ce, même pour des concurrents aguerris à d’autres joutes comme Damien Cloarec ou Aymeric Belloir (Tout le monde chante contre le cancer), transfuges du circuit Figaro. A l’heure de larguer les amarres, certains s’efforcent de faire bonne figure en blaguant pour masquer leur stress, bien des sourires se figent… D’autres, souvent les plus expérimentés, entrent dans leur bulle et sont déjà presque détachés du monde. Les plus optimistes ne masquent pas leur envie d’y être enfin. Car c’est bien de plaisir qu’il s’agit au final.

Les régatiers prennent le pouvoir
Sur la ligne de départ, mouillée dans le sud immédiat de la bouée du Nouch, le tempérament des régatiers a vite pris le dessus. Les deux compères Aymeric Belloir et Damien Cloarec étaient les plus prompts à se présenter à la bouée de bout de ligne suivi quelques mètres plus loin par Aymeric Chappellier, qui rappelait ainsi qu’il n’avait pas bouffé de la voile olympique pendant quatre ans pour rien. Rapidement les protos prenaient l’ascendant sur les bateaux de série et Aymeric Chappellier s’échappait sur la gauche du plan d’eau suivi comme son ombre par Milan Kolacek (Follow Me) et Antoine Rioux (Festival des Pains). En série Damien Cloarec trouvait rapidement les réglages pour battre à la régulière Aymeric Belloir, tandis que Justine Mettraux (Team Work), bien décalée au vent de la flotte semblait prendre l’ascendant sur ses adversaires.
A la bouée de dégagement, tous les favoris pointaient déjà aux avant-postes. Derrière le trio de tête en proto, Giancarlo Pedote (Prysmian) et Etienne Bertrand (Chasseur de Primes) collaient au train, quand les autres concurrents étaient déjà légèrement distancés. En série, les Nacira confirmaient leur potentiel de vitesse au près.

Une fois franchie la bouée de dégagement, toute la flotte s’est engagée dans un long bord de près bâbord amure, route à l’ouest-nord-ouest. Au moins pour les premières heures de course, l’intention commune est d’aller chercher un front peu actif qui se déplace depuis l’entrée de la Manche vers le littoral atlantique. Derrière ce front, le vent devrait basculer rapidement à l’ouest puis au nord-ouest. Mais auparavant, il aura fallu accepter une montée progressive de la force du vent jusqu’à 25 voire 30 nœuds. Rien d’insurmontable, mais dans ces conditions, la vie à bord d’un Mini devient vite infernale. Le bateau qui tape dans les vagues, l’humidité permanente, les exercices d’équilibriste qu’impose de faire chauffer une simple bouilloire d’eau, vont devenir le quotidien des solitaires pendant quelques jours.

Si la stratégie du début de course semble claire, la grande question va être de savoir jusqu’à quel moment, il faudra pousser ce bord vers l’ouest. Virer trop tôt, c’est prendre le risque de se faire engluer dans les calmes d’une petite cellule anticyclonique centrée sur la route, voire de ne pas pouvoir passer le cap Finisterre d’un seul bord. Trop tard, c’est devoir faire de la route en plus et par la suite, se faire surprendre par une poussée de la dorsale anticyclonique qui semble vouloir prendre ses aises dans l’est des Açores. A bord, les concurrents ne disposent plus comme information extérieure que de la diffusion du bulletin météorologique par la direction de course. Ils vont devoir composer avec les positions des centres d’action, dépressions, anticyclones et fronts, retrouver les réflexes de l’observation des nuages et du baromètre pour se faire une opinion. Enfin, le feeling et l’expérience sont eux aussi d’excellents aides à la décision. C’est aussi le charme des courses de 6,50m que de laisser encore une place aux jeux de la méninge et du hasard.

Passage à la bouée de dégagement :

En série :
1 - Damien Cloarec, (Damien Cloarec cherche sponsors)
2 - Aymeric Belloir, (Tout le monde chante contre le cancer)
3 - Justine Mettraux, (Team Work)
Rédigé par Les Sables Info le Dimanche 29 Juillet 2012 à 18:55 Facebook Twitter LinkedIn Google Viadeo Pinterest
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Les services de l’Etat sont mobilisés au quotidien pour assurer, dans les meilleures conditions, l’hébergement d’urgence des personnes sans abri, dont les demandeurs d’asile qui arrivent toujours plus nombreux dans le département. Toutes les personnes sans abri ou en détresse présentes sur le territoire doivent pouvoir accéder à un hébergement d’urgence leur permettant, de bénéficier de prestations assurant le gîte, le couvert, et l’hygiène ainsi qu’une 1ère évaluation médicale, psychique et sociale.

Dans ce contexte, un nombre très important de familles et de personnes isolées sont actuellement hébergées dans des structures financées par l’Etat, ce qui représente un total de 438 personnes hébergées au 27 juillet 2012 pour un financement Etat de près de 2 millions d’euros dont :
- 267 personnes étrangères, en cours de procédure de demande d’asile, hébergées dans le cadre du dispositif d’hébergement d’urgence spécifique aux demandeurs d’asile
- 131 personnes hébergées en Centres d’Accueil pour Demandeurs d’Asile (correspondant à la capacité maximale d’hébergement en CADA disponible en Vendée)
- 40 personnes hébergées dans des structures d’hébergement de droit commun (correspondant à une occupation à hauteur de 30% des capacités).

Cet accueil se réalise avec le précieux soutien d’associations conventionnées avec l’Etat : associations Passerelles de la Roche sur Yon, APSH des Sables d’Olonne et La Croisée de Fontenay le Comte.

Actuellement, les capacités d’accueil en Vendée pour assurer les situations d’urgence sont saturées, compte tenu d’une part de l’afflux important des demandeurs et, d’autre part, de l’occupation du parc par nombre de personnes en situation irrégulière, qui ont donc vocation à quitter le territoire. Dans ce contexte, les partenariats que nouent les services de l’Etat avec les bailleurs sociaux sont indispensables pour augmenter les capacités d’accueil.Pour exemple, une famille composée de 6 personnes arrivée en mai 2012 et prise en charge par l’association Passerelles va pouvoir bénéficier d’un logement stable très prochainement grâce au concours de Vendée habitat. Cela illustre le fait que tous les acteurs, institutionnels et associatifs, agissent sans relâche et en étroite coordination, dans l’intérêt des familles, pour trouver des solutions et ainsi offrir un accueil adapté.

Les questions relatives à la gestion de la demande d’asile sont beaucoup trop lourdes et sensibles pour donner lieu à instrumentalisation. Pour leur part, les services de l’Etat, avec leurs partenaires associatifs, sont pleinement mobilisés par la recherche des meilleures solutions dans le strict respect du droit et dans la totale conscience de la dimension humaine des situations qu’ils ont à connaître. Leur conscience professionnelle, leur engagement et leur dévouement ne peuvent être mis en cause.
Rédigé par Les Sables Info le Vendredi 27 Juillet 2012 à 20:15 Facebook Twitter LinkedIn Google Viadeo Pinterest
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Venez les rencontrer et à vous de jouer... votez !


Romuald Maufras
Romuald Maufras
- C&A
Dernière Démarque avant Triomphe, Ils sont deux (+1), Ils sont beaux (sauf un), Ils sont grands (sauf une), Ils ont une fan (Sophie), Et ils vont vous montrer ce qu'ils ont en rayon humour dégriffé et délire de qualité à un prix compétitif !"

- Eric brulé
décide de rejoindre la civilisation pour nous proposer un univers décalé et teinté de cynisme où se mêle un jeune dépressif, un maquereau roi de la pub ou encore un conférencier dingue de curling.

- Romuald Maufras
a vécu des vacances qui tournent mal, reçu des cadeaux d’anniversaires grotesques et croisé des messieurs « je sais tout » ringards. Quoi de mieux qu’un stand-up sur-vitaminé et des personnages à côté de la plaque pour en rigoler ?

- Aurel dont la verticalité surpasse difficilement le mètre soixante, s'est récemment décidé à devenir un "rigolo", après avoir tentée une carrière de philosophe, d'écrivain, de poète et de basketteur. Cet étourdi aime rire de tout et de n'importe quoi.

Prix libre.

Vendredi 27 juillet 2012, Tour d'arundel - La Chaume à partir de 21h00.
En cas d'intempéries les spectacles sont déplacés à l'auditorium des Sables.
Renseignements : 06 16 28 62 28.
Rédigé par Les Sables d'Olonne Info le Vendredi 27 Juillet 2012 à 19:31 Facebook Twitter LinkedIn Google Viadeo Pinterest
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Après un énorme succès à LA BAULE et à l'île de NOIRMOUTIER, le cirque fait escale après 2 années d' absence à Talmont-Saint-Hilaire à côté de l'Aquarium 7ème continent jusqu'au 19 août 2012 .


Marco Mariani, célèbre clown
Marco Mariani, célèbre clown
« Le Grand cirque Claudio ZAVATTA » fait parti des plus grands cirques de France et même d’Europe avec ses 40 gros convois, plus d'une cinquantaine d’animaux et un chapiteau de 1500 places : "Nous sommes une petite ville et une cinquantaine de personnes travaillent au sein du cirque" explique Didier Prein, dresseur de Fauves.
Un show international de plus de 2 heures vous est présenté entièrement nouveau : numéros aériens, équilibriste avec poignard et épée, animaliers avec l’un des plus importants défilés d’exotiques en Europe (autruches, zèbres, chameaux, dromadaires, zébu nain, lamas et autres spécimens des plus rares) et la cavalerie du cirque Claudio ZAVATTA. Sans oublier Marco Mariani, le célèbre clown venu du Portugal connu dans le monde entier.
Vous assisterez à une formidable prestation de l’incroyable dresseur Didier PREIN seul face à l’un des plus grands groupes de lions en Europe (11 fauves) dont la star du cirque, Brian le lion blanc aux yeux bleus qui pèse 300 kilos (Unique en France) : "Quand je rentre dans la cage aux lions, je risque ma vie à chaque fois. J'ai appris à les connaître depuis qu'ils sont petits, ils ont tous un nom et quand je m'adresse à l'un d'entre-eux je m'avance vers lui et je lui parle" indique Didier.

Ne manquez pas en exclusivité « LES JUNIOR’S’ et leur extraordinaire numéro de rollers.

Tous les ingrédients sont donc réunis pour vous offrir l’un des meilleurs programmes à l’heure actuelle.

Dates des représentations :
- VENDREDI 20 JUILLET A 20 H 30,
- SAMEDI 21 JUILLET A 15 H 30 & 18 H 00,
- DIMANCHE 22 JUILLET A 15 H 30 & 18 H 00,
- LUNDI 23 JUILLET A 20 H 30,
- MARDI 24 JUILLET A 18 H 00,
- MERCREDI 25 JUILLET A 10 H 30 & 16 h 00,
- JEUDI 26 JUILLET A 18 H 00,
- VENDREDI 27 JUILLET A 10 H 30 & 20 H 30,
- SAMEDI 28 JUILLET A 15 H 30 & 18 H 00,
- DIMANCHE 29 JUILLET A 15 H 30 & 18 H 00,
- LUNDI 30 JUILLET A 20 H 30,
- MARDI 31 JUILLET A 18 H 00.

Renseignement au 06 07 79 23 92.

ZOO : Visite toute la journée à partir de 10 h 30 – 2 € par personne.

Réservation des places aux caisses du cirque à partir de 10 h 30 -12 h 00 et de 14 h 00 -18 h 30.



Rédigé par Les Sables Info le Vendredi 27 Juillet 2012 à 18:28 Facebook Twitter LinkedIn Google Viadeo Pinterest
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Après le gros coup de frein qui a provoqué un impressionnant regroupement de la flotte hier, au niveau du Cap Breton, les concurrents de la Québec - Saint Malo ont retrouvé du vent et enroulent ce vendredi l'île de Saint Pierre et Miquelon avant de s'élancer pour de bon sur l'Atlantique. Le Team Groupe Picoty pointe en 14e position à 20 milles des premiers... Il reste un océan à traverser.


Crédit photo : Bertrand Duquenne
Crédit photo : Bertrand Duquenne
Après les vitesses moyennes de 1 à 3 nœuds enregistrées hier, les équipages de la Québec - Saint Malo évoluent à nouveau à 9 - 10 nœuds ce vendredi matin en contournant l'île de Saint Pierre et Miquelon. Le Team Groupe Picoty, flashé à 10 nœuds ce matin, devrait atteindre ce dernier point de passage obligatoire à la mi-journée.

Acharnement payant
Le Saint-Laurent n'a pas franchement réussi à Jacques Fournier, Jean-Christophe Caso et le skipper de l'Imoca Akéna Vérandas, Arnaud Boissières, mais l'équipage Limousin n'a pourtant eu de cesse de batailler et manœuvrer à chaque caprice du vent pour optimiser la route et la vitesse de leur bateau.
Cet acharnement leur a permis d'exploiter au mieux le passage de la flotte, hier, dans une véritable bulle sans vent, qui a stoppé net la progression des leaders, permettant ainsi au peloton de fondre sur eux... à 15 - 17 nœuds, sous spi !

« La nuit fut très combattive, ne lâchant rien et passant toutes les voiles en revu du Code 5, Code 0, Solent, retour à spinnaker, puis l'inverse, etc., etc., etc. Bilan, quelque 80 milles gagnés en moins de 24 heures sur les bateaux de tête et un regroupement dans un rayon de 20 milles de plus des 2 tiers de la flotte.
Pourquoi ? Et bien une zone de dévent sous Terre Neuve dû à un petit centre dépressionnaire. Le jeu est à nouveau ouvert. L'ensemble des bateaux est tombé dans cette zone et nul ne sait, je pense, comment il va en sortir
», expliquait Jacques Fournier, hier soir.

Bye bye l'Amérique, bonjour l'Atlantique
Cette première partie de la Québec Saint Malo aura donc été fidèle à sa réputation : effets de sites et pièges météo à répétition, suspens et rebondissement permanent dans les classements... Après 5 jours de course, dont un passé au ralenti, à la recherche du moindre souffle d'air, la course va prendre une toute autre tournure. Plus de passages obligatoires, plus d'île ou de cap à contourner, plus de courants, plus de Beluga pour compagnons de route : place à la transat !

Les trois complices de la Picoline, jusqu'ici quasi en permanence sur le qui-vive pour enchaîner les manœuvres et décider de la bonne tactique à court terme à adopter, vont pouvoir mettre en place un rythme de quart digne de ce nom, réfléchir à d'éventuelles grandes options, adopter une gestion océanique de la vie à bord...
Rédigé par Les Sables Info le Vendredi 27 Juillet 2012 à 18:18 Facebook Twitter LinkedIn Google Viadeo Pinterest
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Passage au large de Saint-Pierre et Miquelon - Campagne de France - Havard Mabire - Copyright : Jean-Christophe L'Espagnol
Passage au large de Saint-Pierre et Miquelon - Campagne de France - Havard Mabire - Copyright : Jean-Christophe L'Espagnol
Saint-Pierre dans l’archipel de Saint-Pierre et Miquelon a connu cette nuit l’effervescence annoncée avec le passage entre hier soir 20 heures (française) et minuit d’une quinzaine de concurrents de la Transat Québec Saint-Malo. Fabrice Amédéo (Geodis) et ses compères Armel Tripon, Loïc Le Garrec et Cyril de La Motte Rouge n’ont pas boudé ni leur plaisir ni leur satisfaction en embouquant en tête et peu avant l’heure du journal télévisé en métropole la Passe à Henry, petit bras de mer entre Saint-Pierre et l’îlot du Grand Colombier. Si c’est bien Stéphane Le Diraison et son IXBlue qui inscrivent leur nom en seconde position sur les tablettes de la direction de course en parant un peu plus nord et seulement 6 minutes plus tard cette ultime marque avant le grand Atlantique, le deuxième au classement général ce matin n’est autre que le Normand Halvard Mabire (Campagne de France) rapide à glisser dès le passage de l’archipel sous ses concurrents. Il précède dorénavant d’une petite dizaine de milles Thierry Bouchard (Comiris-Elior). Les leaders d’hier Joerg Riechers (Mare) et Aurélien Ducroz (Latitude Neige - Longitude Mer) sont respectivement 4ème et 7ème à 12 et 19 milles d’Amédéo.

Les choix de route sous Terre-Neuve bouleversent on le voit de nouveau les classements, dans un vent d’ouest d’une quinzaine de nœuds qui propulsent, qui au nord-est, qui au sud-est, les Class40 à bonne vitesse, plus de 14 nœuds pour certains, en Atlantique.

Erwan Le Roux et FenêtréA Cardinal poursuivent sans encombre leur cavalier seul dans l’est de Terre-Neuve. Avec plus de 130 milles d’avance sur Erik Nigon (Vers un Monde sans Sida), Le Roux est toujours en mesure de prétendre concurrencer le temps référence sur ce parcours établi par Franck-Yves Escoffier en 2008 en un peu plus de 11 jours. Gilles Lamiré et son trimaran de 60 pieds Défi Saint-Malo Agglo est aux trousses d’Erik Nigon et espère un Atlantique plus clément pour lui que le Saint-Laurent. L’Italien Andrea Mura s’est offert la satisfaction de parer à bord de son 50 pieds Vento di Sardegna devant la flotte des Class40 la marque de Saint-Pierre. Tout reste cependant à faire pour l’équipage Italien repris ce matin par Amédéo et Mabire, lui qui met un point d’honneur à entrer avant les 40 pieds à Saint-Malo.

Les cinq premiers Class40 à Saint-Pierre

1 Geodis à 17H54 TU (par la passe à Henry)
2 IXBlue 18H00TU
3 Eole Generation - GDF SUEZ 18H10 TU (par la passe à Henry)
4 Campagne de France 18H55 TU
5 Latitude Neige – Longitude Mer 19H50 TU (passe à Henry)

Pour suivre la flotte : http://transat.korem.com/course

Téléchargez les dernières positions : içi
Rédigé par Les Sables Info le Vendredi 27 Juillet 2012 à 18:05 Facebook Twitter LinkedIn Google Viadeo Pinterest
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Le petit port de Saint-Pierre dans l’archipel de Saint-Pierre et Miquelon devrait tard ce soir, heure française, mais en fin d’après-midi heure locale, être le théâtre d’une grande et inaccoutumée effervescence, avec l’arrivée groupée et étonnamment resserrée d’au moins 17 grands voiliers, 15 appartenant à la Class40 et deux à la classe Open, de la plus indécise des Transat Québec Saint-Malo. Le passage ces dernières heures sous Terre-Neuve des protagonistes de la course a donné lieu en effet à une étonnante redistribution des cartes, sous l’effet de l’arrivée d’un petit centre dépressionnaire au déplacement quelque peu erratique et qui plonge les navigateurs dans des affres de cogitation. La hiérarchie hier encore d’apparence sinon immuable, au moins solidement établie, a volé en éclat, et les « perdus » du Saint-Laurent jubileront à Saint-Pierre, tandis que les rattrapés du jour envisagent avec philosophie ni plus ni moins qu’un nouveau départ passé l’archipel français du bout du monde. Fabrice Amédéo (Geodis) longtemps aux basques de l’Allemand Riechers (Mare) touche ce soir le bénéfice de ses obstinations en endossant la casaque de leader. Gare cependant, Stéphane Le Diraison (IXBlue) véritablement revenu du diable vauvert cravache fort moins de 3 petits milles sous son vent. À n’en point doutez, Saint-Pierre est ce soir pour tous les amoureux des belles bagarres nautiques, « The place to be ! »


Copyright : Latitude Neige - Longitude Mer
Copyright : Latitude Neige - Longitude Mer
Contourner la « bulle » !
La vedette du jour, sans diminuer en rien les formidables efforts des 103 marins toujours engagés, après plus de 4 jours de course dans la 8ème édition de Québec Saint-Malo, est sans doute cette petite dépression en développement depuis les Iles de la Nouvelle Ecosse et qui paresse en plein sur la route des 24 voiliers de la transat encore concernés par l’Ouest de l’archipel de Saint-Pierre et Miquelon. Le leader toutes classes confondues, Erwan Le Roux sur son trimaran Multi50 FenêtréA Cardinal, est déjà sous le cap Race, à la pointe orientale de Terre-Neuve et entre en solitude Atlantique. Dans son sillage, la bataille est à son paroxysme. Freiné dans sa velléité de prendre le large, le petit groupe leader emmené hier encore par l’Allemand Joerg Riechers a vu sa faible avance fondre comme neige au soleil. Ramené par des vents de secteur ouest-nord-ouest plus soutenus, le gros du peloton est venu mêler ses étraves aux échappés du Saint-Laurent et le classement général provisoire s’en trouve totalement chamboulé. Un troisième leader en 24 heures se fraie un chemin dans les vents mollissants qui bordent le centre de la dépression. Fabrice Amédéo profite pour l’heure de la radicalité des choix d’Aurélien Ducroz (Latitude Neige-Longitude Mer), qui avait brièvement succédé ce matin à Riechers dans le fauteuil décidément bien éjectable du leader. La route plein Sud de Latitude Neige-Longitude Mer s’explique par l’incertain mouvement du centre de la dépression, zone déventée par excellence, que les marins veulent éviter à tout prix mais dont l’identification tant sur l’eau que sur les fichiers s’avère particulièrement ardue. Amédéo suivi de l’un des grands gagnants du jour, Stéphane Le Diraison, tente de forcer le passage plein est, tandis que Riechers s’essaie au grand contournement de la « bulle » par le Sud. Une option pour l’heure positive pour le tenace Hambourgeois qui touche un peu plus de pression d’ouest-sud-ouest et reprend heure après heure du terrain. C’est finalement le tenant du titre Halvard Mabire (Campagne de France), jamais avare d’un bon mot, qui résumait l’ambiance générale cet après-midi : « C’est un beau mer…r ! » L’expérimenté Jacques Fournier (Groupe Picoty) ne dit pas autre chose dans son analyse : « Comment aborder les côtes de Terre-Neuve ? Nous savions que c'était un nouveau sujet à se faire piéger. Donc, prudence ; car nous avions assez subi de revers dans le Saint-Laurent. Stratégie donc : revenir dans le paquet et ensuite adopter une position que nous avons appelée « d'embuscade » tant elle restait incertaine. Toute la nuit fut donc très combative, ne lâchant rien et passant toutes les voiles en revu du code 5, code 0, solent, retour à spinnaker, puis l'inverse, etc, etc, etc… Bilan, quelques 80 milles gagnés en moins de 24 heures sur les bateaux de tête et un regroupement dans un rayon de 20 milles de plus des 2/3 de la course. Pourquoi ? Et bien une zone de dévent sous Terre-Neuve dû à un petit centre dépressionnaire. L'ensemble des bateaux est tombé dans cette zone et nul ne sait, je pense, comment il va en sortir… »

Quelques avaries au programme
Avec quelques spis déchirés, Robert Patenaude sur Persévérence à Percé, Georges Leblanc sur Océan Phénix, spi en lambeaux suite à un départ au tas, des lattes de grand-voile explosés sur Défi Saint-Malo Agglo de Gilles Lamiré, des problèmes sur un safran pour Benoit Pranaudeau sur Transport Cohérance, quelques problèmes de drisses et une girouette arrachée sur le Class40 Bleu d’Eric Tabardel et surtout deux problèmes sur des bouts dehors pour Partouche de Christophe Coatnoan et Mare de Jörge Riechers, ce début de course n’a pas épargné les équipages même si aucun abandon n’est à déplorer. Seule une escale technique est à enregistrer à l’heure actuelle, mais la liste pourrait s’allonger avec Transport Cohérance qui envisage un arrêt à Saint-Pierre et Miquelon. L’Atlantique réservera-t-il d’autres déboires à nos marins ?

Passage à Saint-Pierre et Miquelon
À l’heure actuelle, seuls deux concurrents se sont affranchis du passage à Saint-Pierre et Miquelon et peuvent désormais faire route vers la vieille Europe. Premier de cordée, c’est à 22h30 (heure française) hier soir, qu’Erwan Leroux et son équipage sur le Multi 50 FenêtréA Cardinal ont franchi le passage devant une cinquantaine de personnes massée sur les rives. C’est à 14h (heure française), soit 8h du matin de l’autre côté de l’Atlantique qu’Erik Nigon se présentait à son tour. Avec 15h30 de retard sur FenêtréA Cardinal, Vers un Monde sans Sida est le deuxième voilier toutes classes confondues à arrondir Saint-Pierre. Mais dans un peu moins de 3h c’est un essaim d’abeilles qui va fondre entre les deux îles. (NDLR : Aucun pointage n’est effectué à cet endroit du parcours, c’est un passage balise qui est retenu pour le temps)
Cependant il est très intéressant d’observer que le monocoque de 50 pieds d’Andrea Mura, Vento di Sardegna, sur une route plus directe devrait passer devant Défi Saint-Malo Agglo de Gilles Lamiré, contraint de tirer des bords pour passer les îles. Dans cette manœuvre, il se pourrait bien que le multi de 60 pieds se fasse également doubler par quelques Class40 comme IX Blue de Stéphane Le Diraison et Eole Generation - GDF SUEZ de Sébastien Rogues qui naviguent sur une route quasi directe.

Heureux Saint Pierrais ! Sortez glacières et tabourets (avec parapluies en option) ; la Transat Québec Saint-Malo vous propose dès ce soir (22h heure française et 16h heure canadienne) un formidable défilé de bateaux de course au large !
Rédigé par Les Sables Info le Vendredi 27 Juillet 2012 à 17:50 Facebook Twitter LinkedIn Google Viadeo Pinterest
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