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Transat Jacques Vabre -Bureau Vallée 2 Louis Burton choisit Davy Beaudart comme co-skipper

Alors que le chantier d’optimisation de l’IMOCA Bureau Vallée 2 se poursuit à Saint-Malo, Louis Burton dévoile le nom de celui qui sera à ses côtés sur la prochaine Transat Jacques Vabre. Ce sera Davy Beaudart : ami de longue date et marin au palmarès élogieux.



Un choix évident
Breton né à Ploemeur dans le Morbihan, Davy Beaudart (33 ans) est loin d’être un inconnu dans le monde de la course au large, comme le rappelle Louis Burton : « Entre 2001 et 2018, Davy a remporté pas moins de 12 victoires en Classe Mini. Son palmarès en dit long sur ses qualités de marin et sa capacité à s’engager pleinement dans des projets performants. »

Marin passionné, depuis l’âge de 15 ans, Davy Beaudart ne vit que pour la voile et la course au large. Comme Louis Burton, c’est un autodidacte. Sans avoir suivi les étapes classiques de régatier, Davy a su se construire un palmarès plus qu’enviable. Il a été également l’un des précurseurs des bateaux à nez ronds, qu’on appelle aussi « Scow ». Un format révolutionnaire…

« Ce que j’aime chez Davy c’est son incroyable amour du travail bien fait, c’est un navigateur méticuleux. C’est quelqu’un qui aime relever des défis, en mer et en période de course, il se déconnecte totalement de ce qui le relie avec la terre… Il n’a plus qu’un objectif : aller vite pour faire la meilleure place possible » explique le skipper de Bureau Vallée 2.

Une histoire de confiance
Leur rencontre remonte à 2008 lorsque le tout jeune Louis courrait en IRC avec son petit Manzanita. Depuis, malgré des vies différentes, Louis et Davy ne se sont jamais vraiment perdus de vue, bien au contraire. « En 2010, il m’a aidé à préparer ma première Route du Rhum sur le premier Class40 Bureau Vallée. L’année d’après il était encore là pour nous assister, mon frère Nelson et moi, pour réussir à faire la Transat Jacques Vabre 2011 sur le premier IMOCA Bureau Vallée. Il y a les aventures de la course au large, et puis il y a la vie privée. Davy est un peu mon alter égo ! L’année dernière, on s’est marié à quelques mois de différence, lui avec Anne et moi avec Servane, nous avions déjà deux enfants et pour couronner le tout on a le même âge : 33 ans ! ».

Un duo complice pour un objectif performance
Depuis sa dernière Route du Rhum, trop vite interrompue, Louis met toutes les chances de son côté pour être performant sur la Transat Jacques Vabre, transatlantique test avant le Vendée Globe 2020. « Le chantier d’optimisation de Bureau Vallée 2 est une première clé. Tout a été démonté, analysé, réparé ou remplacé. Aujourd’hui nous finalisons la mise en place du système de réglage de l’incidence des foils. Le fait d’appeler Davy est une seconde clé, et pas la moindre » poursuit Louis. La Transat Jacques Vabre est une course en double, un projet performant qui réclame un duo compétitif, expérimenté et complice.

Bureau Vallée 2 sera mis à l’eau à Saint-Malo début juin. Les séances d’entraînement s’enchaîneront alors pour Louis et Davy. Côté courses d’avant saison, ils s’engageront sur la Rolex Fasnet Race (du 3-8 août) et sur le Défi Azimut (18-22 septembre), avant de rejoindre Le Havre pour prendre le départ de la Transat Jacques Vabre, le 27 octobre prochain.

Quatre questions à Davy Beaudart


Depuis combien de temps vous vous connaissez ?

D.B. : On se connaît maintenant depuis plus de dix ans. Au tout début on naviguait sur son Manzanita, ensuite je l’ai aidé pour sa première Route du Rhum et sa première Transat Jacques Vabre. Depuis je l’ai toujours suivi au quotidien, et j’ai fait mes courses et mes projets dans mon coin, notamment des Minis Transats. J’en ai fait trois. Ça a été un super tremplin et une superbe expérience pour moi. Après j’ai beaucoup navigué avec Yves Le Blevec sur des Multi 50, puis sur son Ultime, avant que le bateau ne disparaisse au large du Cap Horn…

Comme Louis, tu n’es pas seulement navigateur…
D.B. : Effectivement, à côté de cette étiquette de navigateur, je suis gérant d’un chantier naval du côté de Lorient à Hennebont. Il s’appelle Nauty’mor. On y fait beaucoup de peinture et de préparation de course. Je reste donc au quotidien dans la course au large. C’est un milieu qui me plait toujours et c’est pour çà que j’arrive à lier navigation au large et chantier naval.

Comment Louis t’a-t-il proposé de courir la Transat Jacques Vabre avec lui ?
On s’appelle régulièrement pour se poser deux ou trois questions. En novembre dernier, il m’a dit « Écoute, ça te tenterait de venir faire la TJV sur Bureau vallée 2 ? » J’ai dit oui tout de suite, car la navigation c’est vraiment un truc que j’aime. Il m’a précisé une chose très importante « le programme c’est de performer sur cette course », j’ai répondu « avec plaisir ! », j’adore la performance, c’est un leitmotiv sur l’eau. C’est parti de la…

La performance sur la Jacques Vabre c’est donc un objectif clairement affiché ?
Je ne conçois pas d’aller sur des courses, en me disant que l’essentiel c’est de terminer ! Parce que ça ne me motive pas plus que cela. Là il y a une grosse envie. Louis m’a clairement affiché qu’il voulait performer et ça tombe très bien, parce que moi, c’est exactement ce que je veux faire ! On a prévu un bon programme d’entraînement, pour justement trouver toutes les bonnes manettes de Bureau Vallée 2, surtout avec les modifications qui sont prévues.

Mardi 7 Mai 2019 - 11:34
Vendeeinfo

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