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Signature du plan régional de prévention et de lutte contre l'illettrisme, porté par l'Etat

Mercredi 11 Octobre 2017

Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France et Michel Cadot, préfet de la Région Île-de-France, préfet de Paris, ont signé ce jour une convention régionale de prévention et de lutte contre l'illettrisme, qui vient renforcer la forte mobilisation régionale déjà existante sur ce sujet.

En Île-de-France, plus de 300 000 Franciliens âgés de 18 à 65 ans sont illettrés et ne peuvent pas être autonomes dans les actes de la vie quotidienne.

Le plan régional de prévention et de lutte contre l'illettrisme a ainsi pour objectif de recenser et mieux faire connaître l'ensemble des actions menées par les différents partenaires, aussi bien au niveau régional que départemental. Conclu entre la Région Île-de-France, la préfecture de Région et les rectorats franciliens, il est structuré autour de 4 orientations stratégiques :

  • Prévenir l'illettrisme dès la toute petite enfance et jusqu'à la fin de la scolarité obligatoire ;
  • Accompagner la maîtrise des compétences de base des jeunes en insertion ;
  • Lutter contre l'illettrisme en favorisant l'accès aux formations aux compétences de base ;
  • Outiller les acteurs au repérage et à l'accompagnement des personnes en situation d'illettrisme.

 

La Région Île-de-France est engagée dans la lutte pour faire reculer l'illettrisme, à travers ses différents champs de compétence, tels que la formation professionnelle continue des demandeurs d'emploi et des jeunes en insertion, l'apprentissage, la lutte contre le décrochage scolaire, l'insertion par l'activité économique.

Cela passe par notamment par la réduction du nombre de sorties de formation initiale et des actions de prévention dans le cadre du programme «Réussite pour tous».

L'Île-de-France œuvre également à améliorer le suivi et l'accompagnement des décrocheurs vers l'insertion professionnelle ou le retour en formation. En 2017, 2 millions d'euros ont été votés pour financer des projets dans les lycées, en lien avec les 3 académies franciliennes. La Région mobilise aussi 3 millions d'euros de 2017 à 2019, via le Fonds social européen (FSE) afin d'apporter une réponse plus forte au décrochage scolaire sur le territoire francilien. Dans ce cadre, la Région vient de publier un appel à projets pour réduire le nombre de jeunes menacés de décrocher et augmenter le nombre de jeunes ayant raccroché vers l'enseignement ou une formation adéquate. Enfin, depuis 2016, le programme « Phénix » appuie les démarches des acteurs de la lutte contre le décrochage scolaire (structures de retour en formation du type microlycées, lycée du soir, école de la deuxième chance, etc.).

En parallèle, l'expérimentation du budget d'autonomie dans les lycées permet aux communautés scolaires sur le terrain de prendre des initiatives et d'apporter des réponses concrètes aux difficultés rencontrées (accompagnement personnalisé pour les élèves, organisation d'études du soir,  ateliers culturels...). L'accès à la culture pour tous les élèves est aussi privilégié, s'agissant d'un facteur essentiel  de réussite. Cette année, la Région y consacre 1,6 millions d'euros et incite chaque lycée à porter un projet culturel.

La création d'une bourse régionale pour passer le DAEU (diplôme d'accès aux études universitaires), afin de donner une deuxième chance d'accès à l'enseignement supérieur aux non-bacheliers, s'inscrit également dans cet objectif.

Enfin, 722 000 Franciliens maîtrisent peu ou pas le français parce qu'ils n'ont pas été scolarisés dans cette langue. Or dans l'univers professionnel, ces difficultés constituent un réel handicap pour obtenir un emploi ou un stage et entravent les démarches de recherche d'emploi elles-mêmes puisque 15% des chômeurs de la Région ont de réelles difficultés à l'écrit. La maitrise de ce savoir de base qu'est le français est fondamentale, c'est pour cela que la Région a veillé à ce que les savoirs de base soient inclus dans les offres du plan « 500 000 formations », mis en œuvre en 2016, en plus des métiers en tension.


Paris Info