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La surprise pourrait venir d’un Vincent Barnaud (NorthStar) ou d’un Sébastien Picault (Kickers) qui n’étaient qu’à quatre heures du podium



La surprise pourrait venir d’un Vincent Barnaud (NorthStar) ou d’un Sébastien Picault (Kickers) qui n’étaient qu’à quatre heures du podium
Un rapide coup d’oeil sur la cartographie permet de comprendre : toutes séries confondues, Bertrand
Delesne (Prati’Buches) se balade seul en tête, sur sa propre musique. Comme le petit cheval blanc de la chanson, il avance comme indifférent aux vagues qui menacent de prendre le bateau, confiant dans sa trajectoire, fidèle à sa ligne de conduite… En série, Xavier Macaire (Starter) joue une partition assez semblable, même s’il bénéficie autour de lui de la présence des premiers prototypes en chasse pour la deuxième place. Il est parfois des coureurs qui sont touchés par la grâce : comme si rien ne pouvait les arrêter, ou que leur planète n’était plus tout à fait la même de celle de leurs concurrents ; on a connu Michel Desjoyeaux dans le dernier Vendée Globe et plus récemment, Armel le Cléac’h sur la Solitaire du Figaro. Les bonnes fées de la vitesse semblent avoir décidé de se pencher maintenant sur le cas Bertrand Delesne. Presque systématiquement pointé de un à deux noeuds plus rapide que ses adversaires, sur une trajectoire proche de l’idéal, il est en train
d’imposer sa marque sur cette épreuve, sans aucune contestation possible. Pour preuve, les ébauches de stratégies divergentes imaginées par les uns et les autres aboutissent aujourd’hui à un resserrement généralisé des trajectoires dans le sillage du leader. Il reste encore le golfe de Gascogne à traverser, mais à ce rythme, Bertrand pourrait toucher terre dès la journée de lundi, établissant un nouveau temps record sur la traversée.
Pour la deuxième place de l’étape, en, revanche, rien n’est joué. Les hommes du sud, s’ils ont profité de leur situation ces derniers jours, risquent de se faire piéger par une remontée anticyclonique et une baisse du gradient de pression aux abords du cap Finisterre. Leurs vitesses sont d’ores et déjà moindres que celles du groupe du nord et c’est sûrement ce qu’a tenté de parer Jörg Riechers (Mare.de) en tentant un contrebord vers le nord… qui lui a coûté près de trente milles sur la route directe. Les heures à venir pourraient être très inconfortables pour lui, comme pour Lucas Montagne (ONG Conseil) et Andrea Caracci (Speedy Maltese). Il reste que la bagarre pour le podium est très ouverte : Jörg Riechers qui peut perdre gros, Sébastien Rogues (Eole Génération GDF Suez) relégué à 140 milles du leader, la surprise pourrait venir d’un Vincent Barnaud (NorthStar) ou d’un Sébastien Picault (Kickers) qui n’étaient qu’à quatre heures du podium.
Série : la course de vitesse
Pas de coup de Trafalgar stratégique à attendre en série où toute la flotte suit peu ou prou la même
trajectoire. Seul Hugo Lavayssière (Hervé Sail Design) s’est décalé au nord de la flotte en espérant récupérer plus de pression dans les heures à venir. Il s’agit pour les autres de tirer le meilleur parti de sa machine et à ce petit jeu, Xavier Macaire excelle. Amaury François (amauryfrancois.com) peut encore espérer une place sur le podium, s’il arrive à reprendre quinze heures à Davy Beaudart (Innovea Environnement) qui pointe à 70 milles et environ plus de cinq heures à Robert Rosenjacobson (NED 602), Jean-Marie Oger (JMO Sailing) et Ysbrand Endt (Mediabrein). Ces trois-là ont un retard, à l’heure actuelle, de vingt à quarante milles sur l’homme à la coque rose. Compte tenu de la complexité de la situation météorologique annoncée sur les côtes de Vendée, tout peut
encore être possible et l’on comprend qu’Amaury soit tenté de pousser les feux de sa machine. Davy Beaudart, handicapé par ses problèmes de safran, des concurrents immédiats au classement général qui reviennent à portée de harpon, le verdict risque d’être attendu longtemps, peut-être jusqu’à l’arrivée du leader de la première étape, pour savoir la composition définitive du podium en série. Fraicheur et lucidité seront, sans aucun doute, des éléments clés pour enrouler la bouée de Nouch Sud en position favorable. Plus à l’arrière, la flotte fait le dos rond : Marc Dubos (Cepat) annonçait aujourd’hui à un bateau accompagnateur qu’il avait cassé son bout-dehors. Rien d’irrémédiable pour gagner le port des Sables d’Olonne, mais à tout le moins un contretemps fâcheux. Autre navigateur aux prises avec quelques soucis de route, Ryan Finn (Myrna Minkoff) a été repéré par un avion de la Marine Portugaise qui a pu établir un lien VHF. Malgré quelques problèmes de conduite dont sa route témoigne (pilote, safran ?), tout va bien à bord.
Rappel des deux nouveaux records de vitesse enregistrés
En prototype du 19 août à 10h TU au 20 août à 10h TU :
Bertrand Delesne (Prati’Buches) : 304,90 milles à la vitesse moyenne de 12,70 noeuds.
En bateau de série du 19 août à 10h TU au 20 août à 10h TU :
Xavier Macaire (Starter) : 272,63 milles à la vitesse moyenne de 11,36 noeuds.

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Dimanche 22 Août 2010 - 10:41
Vendeeinfo

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