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Opération Zéro désherbant :une campagne pour changer ses mauvaises habitudes aux Herbiers

La Ville des Herbiers lance une grande campagne de communication pour sensibiliser ses habitants aux dangers que représentent les produits phytosanitaires (désherbants, insecticides, fongicides…), et les inciter à les supprimer pour l’entretien de leurs jardins. L’objectif est de préserver la santé de tous et la biodiversité.



Cancer, asthme, stérilité… de nombreuses études désignent d’un doigt accusateur les produits phytosanitaires, comme une des principales causes de ces maladies, contaminant l’eau que l’on boit, les aliments que l’on mange et même l’air que nous respirons ; les enfants et les femmes enceintes étant les sujets les plus sensibles.
Mais l’Homme n’est pas le seul à pâtir des effets, parfois dévastateurs, de ces produits chimiques, la nature en est également la principale victime : pollutions des sols, disparition de la faune et de la flore.
« Opération zéro désherbant »
Face à ce constat, depuis le 1er janvier 2010, les services municipaux n’utilisent plus aucun produit phytosanitaire pour entretenir les espaces publics : parcs, massifs… mais aussi routes et trottoirs. Une décision radicale prise en 2009 par la commune pour reconquérir la qualité de l’eau, préserver la santé de ses habitants et la nature. Mais ce combat, intitulé « opération zéro désherbant », la Ville, seule, ne peut pas le gagner. L’engagement des particuliers et professionnels est essentiel.
La Ville a donc décidé de lancer une grande campagne de sensibilisation auprès des Herbretais, avec le soutien de plusieurs partenaires, Vendée eau, la Maison de la vie rurale, la Communauté de communes du Pays des Herbiers et la Communauté Européenne via le programme Leader.
Choc et pédagogique
La campagne, élaborée avec l’agence Ovny, s’articule en deux temps : une information « choc » par affichage pour avertir de la dangerosité des produits phytosanitaires, et une information plus pédagogique pour donner des solutions alternatives aux désherbants chimiques par la distribution d’un guide de l’éco-jardinier. Elle est également relayée par les différents supports de communication : journaux électroniques, panneaux vidéos, spots radio, bulletin municipal et site Internet.
• Depuis lundi, et jusqu’à la mi-juin, cinq visuels différents seront affichés dans les planimètres, les abris bus et dans les lieux publics. Trois visuels alertent sur les dangers des phytosanitaires pour l’homme et la nature, un invite à changer son regard sur les herbes folles, et le dernier présente la brigade verte, en charge de l’entretien des espaces publics sans phytosanitaire, mais aussi ambassadrice de l’éco-jardinage.
• Le guide de l’éco-jardinier, 12 pages de « trucs et astuces » pour entretenir durablement son jardin, sera distribué dans chaque boîte aux lettres à partir du 25 mai, et mis à disposition dans les lieux publics. Il est cofinancé par la Communauté européenne dans le cadre du Fonds européen
agricole pour le développement rural et le programme Leader. Mais le leitmotiv, pour que les comportements changent, sera : « tolérance ». Les herbes folles n’ont rien de « mauvaises ». Rappelons qu’un espace vert net (pelouse verte tondue à ras), n’est pas forcément un espace vert sain (sans produit chimique), loin de là. Si la campagne s’adresse, dans un premiers temps, aux particuliers, les professionnels ne sont pas oubliés. Des rencontres seront organisées prochainement pour inviter les entreprises locales à s’engager dans une démarche sans phytosanitaire pour l’entretien de leurs espaces verts.
L’engagement « zéro désherbant », appliqué que depuis le 1er janvier 2010, fait suite à de nombreuses actions déjà engagées depuis plusieurs années en interne (formation des jardiniers municipaux, suppression des produits dangereux…), et pour sensibiliser le grand public (semaine du jardinage, ateliers de sensibilisation auprès des écoles, troc aux plantes, conférences…).
L’Etat s’engage… mais la Ville veut aller plus loin
Pour préserver la qualité de notre eau, et donc la santé de tous, La préfecture de Vendée a pris un arrêté (n° 10-DDTM/SER-022 du 17 mars 2010) interdisant l’utilisation de produits phytosanitaires à proximité de caniveaux, avaloirs, bouches d’égout, fossés, cours d’eau et mare. Les contrevenants encourent 75 000 € d’amende et deux ans de prison. Mais la Ville des Herbiers souhaite aller plus loin en proposant prochainement un arrêté pour interdire toute utilisation de produits phytosanitaire sur les publics. La Ville sera vigilante sur l’application de ces textes. Des infractions ont déjà été relevées.

Vendredi 7 Mai 2010
Vendeeinfo
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La justice vient d'autoriser les expulsions ce lundi 25 janvier à 14h30.

"L'évacuation peut commencer pour les exploitations agricoles" et pour les familles non concernées par le délai, a indiqué Pierre Gramaize, le juge de l'expropriation.

Le tribunal de grande instance de Nantes a décidé, lundi 25 janvier, de valider les expulsions des habitants et opposants historiques au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). Un délai de deux mois a été prononcé pour huit des onze familles concernées par les expulsions, tandis que les exploitations agricoles et les trois autres familles sont expulsables immédiatement.
http://reporterre.net/Notre-Dame-des-Landes-le-tribunal-ordonne-l-expulsion-la-mobilisation-se

Vendeeinfo
25/01/2016

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